Veloscenie

Après des mois d’absence, les Terr’Ailleurs sont enfin de retour. Nous aurions aimé vous donner plus tôt de nos nouvelles, mais notre blog a été piraté ; Page blanche pendant cinq mois. Après des heures de prise de tête sur l’ordinateur pour finir finalement par recourir aux services d’un professionnel, voici enfin le voyage du mois de juillet 2014. Oui, je sais, ça fait un peu réchauffé. Nous en avons profité pour changer la présentation du site. Il peut maintenant recevoir les journaux de bord de nos voyages vélocipédiques passés et à venir.

Le projet de cet été 2014 fut un peu plus modeste, mais toujours en vélos couchés. Objectif du jour, relier Signy l’Abbaye (chez nous, quoi) au Mont St Michel, en suivant la Veloscénie. Mais qu’est ce donc que la Veloscénie me direz vous. Et bien c’est un parcours cycliste privilégiant les voies vertes et les routes avec très peu de circulation qui relie Paris au Mont St Michel.

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Comme on n’a pas écrit de journal de bord durant le voyage et que depuis trois mois, on a un peu dormi dessus, on va donc aller à l’essentiel et n’évoquer que les moments remarquables en vous faisant grâce des conditions météorologiques.

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P1110270Rencontre imprévue avec « les Chefs » et une soirée bien sympa à refaire le monde

P1110271Septmont

P1110292Longpont

P1110303Chantilly

P1110308Chantilly, en plus d’être la ville de la crème du même nom et d’avoir un château rempli de japonais, c’est aussi la ville des Panardos. Pour rappel, Fred et Ophélie sont partis l’année dernière en vélos couchés pour rouler aux Etats unis et en Amérique du Sud. Ça ne vous rappelle rien. On s’était rencontré via un forum de vélocouchistes lors de la préparation de nos voyages respectifs. Nous n’avons jamais réussi à nous croiser durant les six mois même si régulièrement nous sommes passés aux mêmes endroits. On s’est vanné régulièrement pendant des mois par blogs interposés et là, c’est enfin la confrontation ultime. Terr’Ailleurs vs Partir les pieds devant (ouais, je sais c’est un peu long, c’est pour ça qu’on les appelle les Panardos). On passe donc une soirée bien sympa tous les quatre et on vous laisse deviner quel était notre sujet de conversation privilégié.

P1110317Château de Maintenon, enfin on était sensé le voir, mais une erreur d’orientation nous aura fait prendre une mauvaise route et on a eu la flemme de faire demi-tour. Du coup on a juste vu l’ancien viaduc. Toujours aussi cons ces Terr’Ailleurs.

Chartres


Eglise de Meslay le Grenet dans laquelle était peinte une danse macabre

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P1110390La maison de la tatie de Proust

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P1110410Le château de Fraze

(Remarquez le nouveau vélo de Pierrot, guidon dessous)

P1110415Le château de Nogent le Rotrou

P1110451Le château de Carrouge


Domfront qu’on a adoré

La rencontre avec la famille Vallet, mais comme on est des grosses quiches, on n’a pas pris de photos puisque l’appareil était resté au camping.


L’arrivée sur le Mont St Michel (classe)

Nous avons ensuite pris le train du Mt St Michel jusque Bayeux, en privilégiant le culturel au sportif. C’est bien aussi

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P1110506Tapisserie de Bayeux

P1110513Détail de la tapisserie. Quelle gourgandine cette Reine Mathilde

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P1110523Arromanches

Pour finir, nous reprenons le train de Caen jusque St Quentin pour rentrer à Signy en vélo

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Dans l’ensemble on a apprécié durant ce voyage :
– Le réseau tentaculaires des petites routes départementales françaises permettant de rouler la plupart du temps en sécurité.
– Trouver quotidiennement des boulangeries pour le casse-dalle du midi
– Pouvoir facilement varier les menus et se faire des petits restaus sympas
– La quantité de monuments à découvrir
– Trouver régulièrement des campings et se laver tous les jours

C’est là qu’on se rend compte que c’est toujours la même qui prend les photos.

Pourtant, nous sommes un tantinet mitigé quant à ce voyage. Nous sommes partis quatre mois après notre retour en France, et c’est vrai que tout nous paraissait un peu fadouille. Il faut dire que les jours de pluie et la traversée de la Beauce n’ont pas aidé.

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Personnellement, je crois aussi que je n’avais plus envie de « me faire mal », plus envie de pédaler tous les jours, de dormir sur un tapis de sol. Durant ces trois semaines, la sclérose de Pierrot s’est faite bien présente. Du coup, il y a eu des moments assez difficile.

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En rentrant, nous avons compris qu’il nous fallait du temps pour digérer tout ça et retrouver un équilibre dans le quotidien. Que même si nous refaisons un autre voyage, nous ne retrouverons pas forcément l’intensité que nous avons connu dans le premier.
A ce jour, c’est-à-dire trois mois après , l’envie de repartir commence à nous chatouiller et que pour faire la nique à la sclérose en plaque, il a fallu passer par l’assistance électrique.

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A suivre donc, pour l’été 2015, les Terr’Ailleurs en vélos couchés électriques.

 

Article Véloscénie
Partie intéressante et drôle

Salut Lecteurs ! Oui, je sais… j’imagine sans peine votre réaction quand, tout en bas de la page, après l’interminable et pesante narration de Béa, vous avez aperçu ces quelques phrases en bleu ! Bien sûr ! Il est très facile d’imaginer la liesse qui s’empara de vous quand ce merveilleux espoir de jouissance littéraire fut confirmé au fur et à mesure que la page défilait vers le bas… Cela devait donner à peu près ceci :

moi-moche-et-mechant

Eh bien stop ! Je vous arrête tout de suite ! Calmez-vous ! Un peu de décence s’il vous plait !
Alors d’abord, et d’une, je vous demanderai un peu plus de respect envers le magnifique travail de ma douce épouse sans qui ce blôgue n’existerait même pas… et d’une ! Comprenez bien que vos manifestations de joie spontanées sont un peu blessantes pour elle, qui se décarcasse pour vous narrer nos aventures, le plus fidèlement possible malgré sa notable absence de verve…
Ensuite, et de deux, je n’ai pas grand-chose d’intéressant à ajouter à son post… et de deux !
Voilà, voilà…
Alors !? Bien les boules, hein ! On dénigre moins maintenant ! Paf !
Voilà, voilà…
A moins que…
Ah oui ! Si… peut-être une ou deux anecdotes… Mais bon, rien de transcendant (comme dirait notre président), pas de quoi sauter au plafond… Bon. Je vous les mets quand même ? Allez, c’est bien pour vous faire plaisir.

# Vélo couché et escalator (où l’on apprend qu’un organe de sécurité n’assure pas forcément la sécurité de la dignité…)

Cette scène se passe durant notre transfert en train, de Caen à St Quentin. Nous devions en effet changer de train deux ou trois fois. Or, était-ce à Rouen, était-ce à Amiens, je ne saurai le dire, l’un de ces changement nous imposa, pour passer d’un quai à un autre en moins de dix minutes, de prendre un escalator… Enlever les sacoches, les monter, et ensuite, transporter les vélos ? Impossible ! Pas le temps ! Tant pis, on y va comme ça. Passons en caméra subjective pour voir les choses de mon point de vue :

– Regarde bien, Béa ! J’y vais le premier ! J’engage le vélo sur l’escalier, je freine de la roue avant, j’essaie de maintenir l’équilibre… Ouahhhh ! La vache ! C’est chaud !
– Pouet !
– Fais gaffe ! C’est pas facile !
– Pouet !
– Ok, je suis presque en haut !
– Pouet !
– Attend-moi avant de t’engager ! Je vais venir t’aider, c’est trop chaud !
– Pouet !
– C’est bon, j’y suis ! Arrête de klaxonner comme une débile ! On est dans une gare, il y a plein de monde !
– Pouet !

Et là, quand je mets mon vélo sur sa béquille et que je me retourne… Horreur ! Je suis tétanisé devant le spectacle qui s’offre à moi ! Mon estomac se révulse, j’ai la tête qui tourne, c’est Bagdad, c’est Kaboul, c’est Téhéran, c’est Béa dans l’escalator ! La folle ! Elle ne m’a pas attendu ! ELLE S’EST ENGAGEE SEULE DANS L’ESCALATOR ! Autour de moi, tout le monde est livide… Trente personnes, attirées par les « pouets », regardent le spectacle. Affreux ! Je suis paralysé ! Impossible de m’approcher. Impossible de tourner la tête. Mes nerfs sont à vifs. J’hésite entre les larmes, le rire ou les imprécations au ciel.
Pouet ! Pouet ! Pouet ! Pouet !
Béa est là ! Au milieu de l’escalator… Son vélo couché sur le côté, tel un brave cheval de labour touché par un obus entre deux tranchées… Il tombe vers le bas de l’escalier… Recule de 40 cm… Puis est bloqué par les marches et remonte de 40 cm… Retombe… Remonte… Retombe… Remonte… Retombe… Remonte… Retombe… Remonte…
Horreur ! Et Béa ! Pauvre créature écorchée, qui refuse de le laisser partir… Qui est à genou, assise, allongée, dans l’escalator et qui tient son vélo par le guidon… Cette pauvre femme qui ne veut pas abandonner son ami à son sort et qui n’a réussi qu’à attraper les pédales pendant que le klaxon rebondit de marche en marche…
Pouet ! Pouet ! Pouet ! Pouet !

Cette image restera à jamais gravée dans ma mémoire… L’escalator… Sale guerre.

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# Fin d’un beau rêve (où l’on apprend que, comme le bonhomme, le vélo couché n’est pas franchement increvable…)

Une toute petit brève pour conclure. A 30 ou 35 bornes de chez nous, à la toute fin de ce mini périple, un chemin fraîchement élagué et bordé d’épineux a eu raison de ma période de 13 000 km sans crevaison…
J’y suis resté.

Memento mori. Carpe diem.

10 comments for “Veloscenie

  1. 11 novembre 2014 at 14 h 09 min

    Repartez vite, ce n’est même plus une option, c’est une impérieuse nécessité. L’urgence de la chose saute aux yeux, l’hiver va être dur, très dur, vivement l’été libérateur !

    • 11 novembre 2014 at 16 h 53 min

      Votre dernière vidéo ressemble à un bon entrainement pour la carretera australe. Chapeau bas et bonne route.

  2. les Balce's
    11 novembre 2014 at 21 h 03 min

    Ouahhhh la honte ! Il doit utiliser une frontale pour sa liseuse, elle est même pas rétro-éclairée (et en plus elle lit pas les fichiers e pub)

  3. grandjean robert
    27 novembre 2014 at 16 h 17 min

    recoucou les jeunes. On n’avait pas tout lu. Y a pas que vous qui êtes cons, ça doit être héréditaire. On vient de découvrir vos périples pendant ces vacances d’été et surtout les cascades de Béa aux prises avec l’escalator. Ce qui nous a fait bien rire, dommage qu’il n’y avait pas de photos de cet instant inoubliable…. Bon, comme je vois vivement l’été prochain pour la suite du film. Bon cette fois je vous requitte et vous réembrasse. Maman.

  4. Jacques
    27 décembre 2014 at 23 h 09 min

    Bonjour, trop content de retrouver votre blog. J’ai suivi vos aventures depuis que j’ai fait essayer mon vélomobile à une connaissance à vous. J’imagine que vous avez vu les photos. Félicitations pour ce blog et mention spéciale pour les photos. Je vous attend quand vous visiterez la « côte d’albâtre »

    • 28 décembre 2014 at 9 h 28 min

      Bonjour Jacques,
      N’ayant vu aucune photo, on ne voit pas trop qui aurait pu essayer un vélomobile dans le coin d’Etretat. Fred et Ophélie peut être ??
      En tout cas merci pour l’invitation. Nous aussi on veut bien essayer ton vélomobile. Ca à l’air d’être une vraie bombe, mais on les met où les sacoches ?

      Bye

      BEA

  5. 8 juillet 2015 at 7 h 46 min

    Je me demandais ce que deviennent les Terraillos, alors au lieu de les appeler ou d’envoyer un mail, j’ai préféré faire mon gros geek associal et aller jeter un oeil sur le blog. Et je tombe sur cet article super bien que j’avais zappé, occupé que j’étais à me taper la tête contre les mûrs en ce début novembre et ce p…..n de début d’hiver de m….e ou tu te fais c….r comme un c.n enfermé chez toi.
    Excellente l’histoire de l’escalator. Une vidéo aurait été géniale pour immortaliser ce grand moment de solitude.
    Un périple prévu pour cet été ?
    Nous ça sera en septembre vers les peuplades isolées du centre de la France. Le genre d’endroit ou on sait faire du bon fromage et un peu de vin. Donc rien de précis, ça pourrait être partout en France en fait.
    A vous lire
    Fred

    • 8 juillet 2015 at 14 h 11 min

      Salut vieux geek asocial (même si tu es un vrai commercial Maximo à côté de moi…)
      A l’heure qu’il est, tu nous trouves dans les Pyrénées, en… CAMPING CAR ! Ouais, je sais, je sais, vous direz : « fainéasses, bourgeois, vieux croulants, etc. » mais bon… le vélo nous ressortait un peu par les trous de nez… Alors du coup, on a loué un fourgon aménagé pour voir si ça nous convient. Pour l’instant, c’est chouette, on muse sur les routes, à peine plus vite qu’à vélo, et on peut prendre une douche tout les soirs en ayant un stock de provision et d’apéro illimité !
      Vous qui êtes jeunes (et beaux ?), continuez de souffrir et de nous faire rire et rêver sur votre site !
      Ciao.
      Pierrot

      • 21 juillet 2015 at 11 h 53 min

        Oh purée, les Terraillos en camping-car ! Les même Terraillos qui nous avaient bien taillé quand on avait pris le bus en Amérique du Sud ? Mais oui, je crois bien !
        En parlant de Pyrénées, je les ai bouffé en vélo-camping fin mai. C’était sport avec 850 km / 18000m de D+. Le 20/34 n’était vraiment pas de trop. Le vin rouge le midi l’était lui, en revanche.
        J’espère vous revoir sur des vélos un de ces jours. Sur votre blog ou en vrai.

        Fred

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